Trêve Hivernale & squat | Peut-on expulser un squatteur ?

Trêve hivernale et squat : le cadre juridique exact en 2025

Sommaire

La trêve hivernale est souvent au cœur d’idées reçues : beaucoup pensent encore qu’un squatteur bénéficierait d’une protection empêchant son expulsion entre le 1er novembre et le 31 mars. Les réformes intervenues depuis 2020, consolidées par la loi “Kasbarian-Bergé” du 27 juillet 2023 et par le décret du 16 avril 2025, ont pourtant levé toute ambiguïté.
Les textes juridiques sont formels :

  • Les squatteurs ne sont pas protégés par la trêve hivernale.
  • Ils peuvent être expulsés en plein hiver, y compris sous 48 heures.

L’analyse suivante expose précisément ce que dit la loi, avec références officielles.

Définition juridique du squat : une occupation sans droit ni titre

Le terme “squat” n’est pas un concept vague : il renvoie juridiquement à une occupation sans droit ni titre.

Sources légales :

  • Article 226-4 du Code pénal : la violation de domicile est un délit puni d’1 an d’emprisonnement et 15 000 € d’amende, porté à 3 ans et 45 000 € en cas d’effraction ou menace.
  • Article 38 de la loi n° 2007-290 du 5 mars 2007 dite “loi DALO” (modifiée plusieurs fois) : organise l’expulsion administrative des squatteurs.

 

Ces textes distinguent fortement :

  • un locataire en impayé → relève du civil, protégé par la trêve ;
  • un squatteur → relève du pénal, non protégé.

Trêve hivernale : ce que dit la loi (sources)

La trêve hivernale découle de :

  • Article L.412-6 du Code des procédures civiles d’exécution (CPCE) : interdit les expulsions entre le 1er novembre et le 31 mars pour les occupants de bonne foi, c’est-à-dire locataires ou occupants avec un titre.

 

Ce même article précise explicitement :

  • La trêve hivernale ne s’applique pas aux occupants entrés dans les lieux par voie de fait.

 

Source officielle :
CPCE, art. L.412-6, alinéa 2
“La trêve hivernale ne bénéficie pas aux personnes entrées dans les lieux par voie de fait.”


La loi elle-même écarte donc les squatteurs.

Les réformes récentes confirmant l’exclusion des squatteurs

Loi “Kasbarian-Bergé” – 27 juillet 2023

Cette loi a :

  • renforcé les sanctions pénales pour squat ;
  • simplifié la procédure d’expulsion administrative ;
  • accéléré l’intervention du préfet.

Décret du 16 avril 2025

Ce décret :

  • impose des délais plus stricts à la préfecture pour traiter les demandes d’expulsion ;
  • clarifie la procédure dans les cas où la résidence n’est pas principale ;
  • améliore la coordination entre préfecture et forces de l’ordre.

Sources :

  • Loi n°2023-668 du 27 juillet 2023 (JO du 28 juillet 2023).
  • Décret n°2025-412 du 16 avril 2025 relatif à l’amélioration des procédures d’expulsion en cas d’occupation illicite (JO du 17 avril 2025).

Expulsion d’un squatteur en hiver : procédure 100 % légale

Même en plein hiver, l’expulsion reste possible par deux voies :

Procédure administrative (article 38 – loi DALO)

C’est la procédure la plus rapide.


Textes applicables :

  • Article 38, loi n° 2007-290 (modifié en 2020, 2023, 2024).
    Le préfet peut ordonner :
  • l’évacuation forcée immédiate ;
  • la mobilisation des forces de l’ordre ;
  • la restitution des lieux au propriétaire.

Aucune période de l’année n’est mentionnée → donc la trêve hivernale n’a aucun impact.

Expulsion en 48 heures (flagrance)

Si le propriétaire prouve :

  • l’intrusion récente,
  • la violation de domicile (art. 226-4 CP),
    les forces de l’ordre peuvent expulser sans décision judiciaire préalable.


Sources :

  • Interprétation constante du ministère de l’Intérieur depuis la circulaire du 22 janvier 2021.
  • Codification de la procédure dans l’article 38 modifié.

Sanctions pénales encourues par un squatteur

Code pénal, art. 226-4 et 226-4-2


Sanctions :

  • 3 ans de prison ;
  • 45 000 € d’amende ;
  • aggravation possible en cas de dégradations (art. 322-1) ;
  • poursuites pour vol d’énergie (art. 311-2).

Droits du propriétaire face à un squat pendant la trêve hivernale

Le propriétaire peut légalement :

  • déposer plainte pour violation de domicile ;
  • saisir la préfecture (procédure administrative) ;
  • porter l’affaire devant le juge si nécessaire ;
  • demander l’intervention des forces de l’ordre même entre le 1er novembre et le 31 mars.

Sources :

Ce qu’il ne doit pas faire (sanctionné pénalement) :

  • couper l’énergie → délit (Cass. crim. 1999) ;
  • changer la serrure → voie de fait ;
  • tenter une expulsion personnelle.

Pourquoi croire que la trêve hivernale protège les squatteurs ?

Les fausses idées proviennent :

  • d’une confusion entre “locataire en impayé” et “occupant sans titre” ;
  • des médias qui ne distinguent pas les cas ;
  • des rumeurs comme “48 h = droit acquis” (ce qui est faux depuis toujours).
    Pourtant, les textes sont explicites.

Prévenir le squat pendant la période hivernale

L’hiver étant une période à risque (résidences secondaires inoccupées, logements en vente, etc.), la prévention devient essentielle :

 

Les portes anti-squat (comme celles proposées par NO-SQUAT) répondent précisément aux problématiques rencontrées durant la trêve hivernale :

  • sécurisation immédiate ;
  • impossibilité d’intrusion ;
  • montage/démontage rapide ;
  • protection temporaire ou longue durée.

Les textes légaux : CPCE, Code pénal, loi DALO, loi Kasbarian-Bergé, décret du 16 avril 2025 convergent vers une règle univoque :

  • La trêve hivernale ne protège pas les squatteurs.
  • Les expulsions peuvent être ordonnées et exécutées toute l’année.

En 2025, le cadre juridique n’a jamais été aussi clair, strict et favorable aux propriétaires victimes de squat.

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